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À tuer le temps

Le sage ne gouverne pas

Le grand amour meurt au combat

Le chat ressuscité espère

À la rambarde de nos pères

 

Un blasphème d’ores et déjà

Dans les bas-fonds d’un coeur qui bat

Où l’Océan n’a plus de mère

Où le bleu tendre tire au vert

 

Le genre blessé va, se noie

Les belles volent en éclats

L’eau d’un visage tombe à terre

Ou sur mon ventre, à l’indiffère

 

Gérer ta peau, jouir à l’orage

Et savamment on le sera

Bonté d’une parole entière

Ô sobres dires d’avant-hier

 

Le jeu en plein soleil, en nage

Arrêter le temps. Patatras

Les boules volent en poussière

À passer la main. Un éclair

Automn thanks summer wintering

Fiers à perte d’ivresse

Les mots chers ont parlé

Pour que jamais ne cesse

Le pouvoir d’inventer

 

Les mots à la vitesse

Fiers chers et palabrés

Des paroles en détresse

L’invention juste née

 

Et toujours ce ciel

Déjà mort apprêté

Mes mots en sommeil

Perdure cet été.

Au paradis du peut-être

Au paradis du peut-être

Le jasmin s’en donne à coeur joie

Jardin délaissé. Deux êtres

Peinent, et leurs sens en émoi

 

Des ratés à ma fenêtre

Aux coeurs qui fuient en toi et moi

Sombre jeu à chaque lettre

Et des ratures sous mon toit

 

Les ratés sonnent en désirés

Les demains soirs demandent à boire

Les fleurs de jasmin exhalaient

Un tapis. Seulement pour voir

Ils ne te demandent rien

L’impossible vit suspendu

Au fronton de ta chance

Il se dessine un peu chaque nuit

Pour naître en silence.

 

Les gardiens de l’ombre

Agitent leur frein

Ils ne te demandent rien.

 

L’incroyable nous porte aux nues

Frayant une romance

Il se dissipe un peu chaque nuit

Parfaire en instance.

 

Les gardiens de l’ombre

Agitent leur frein

Ils ne te demandent rien.

 

Libre. Chaque jour une issue

À force d’insouciance

Je le désire tant va la nuit

Qu’à la fin m’élance.

 

Les gardiens de l’ombre

Agitent ma main

Je ne leur demande rien.