Au paradis du peut-être

Au paradis du peut-être

Le jasmin s’en donne à coeur joie

Jardin délaissé. Deux êtres

Peinent, et leurs sens en émoi

 

Des ratés à ma fenêtre

Aux coeurs qui fuient en toi et moi

Sombre jeu à chaque lettre

Et des ratures sous mon toit

 

Les ratés sonnent en désirés

Les demains soirs demandent à boire

Les fleurs de jasmin exhalaient

Un tapis. Seulement pour voir

Après-demain

Si fort était leur amour

Des années, de ses miettes

Empire de tous les jours

Construisent dans leur tête

 

Qui était le souverain ?

Ces deux-là l’ont désiré

L’amour se vit au matin

L’amour devint un baiser

 

« Tu ne perds rien » dit-elle

Je saurai t’aimer

Et toi ?

Tu m’aimeras.

Dans ma rue

Quatre-vingt-dix-neuf ans

Au demeurant, si tard

Aux dires et voeux d’antan

« Bien des choses à Gaspard »

 

Quatre-vingt-dix-neuf ans

Vingt et quatre font mille

Et fondent en coeur restant

Je sais des maths en ville

 

D’une à l’autre résidence

Aux âges incertains

Aux « Madame Provence »

Je tends la main.