Julie écrit

Laisser une trace écrite c’est tutoyer la mort. C’est demeurer dans un ailleurs qui transcende ma vie. Je pense à ma mère bien sûr et d’ailleurs je rêve souvent la nuit qu’elle n’est pas morte. C’est un des rares rêves qui revient. Je pense à mes grand-mères qui m’ont portée aussi. J’ai une anecdote rigolote sur ma maman. Un jour où j’étais fière de lui annoncer que je faisais une pause avec l’alcool – elle m’avait parfois reproché quelques excès- pour toute réponse-déjà malade elle en était plus qu’à la tutoyer… Mais est-ce que tu écris ? J’ai repris. Et je voudrais rendre hommage à Daniel Esposito, mon prof de direction d’acteur, décédé lui aussi, qui le premier, à l’issue de ma formation de théâtre m’a nommée. « Je voudrais revenir sur le cas Julie car elle questionne la place des auteurs dans cette formation. » Ça y est les gars. Abrazos d’en bas !

La conteuse

Conter dans la rue est un exercice difficile. S’octroyer quelques bouts de pavé, au pied levé, en faire un chez nous, le temps d’une histoire. Ne pas s’assombrir du regard parfois méfiant du passant. Se galvaniser du sourire de celui qui ne faisait que passer par là. Et embarquer tout ce petit monde.

Le plaisir qu’on en retire est unique.

Toujours je pense au conteur de la place du ghetto de Prague.

Bref, place à notre cher Henri…

Merci à la Ville de Vence pour l’invitation à La rue est à nous samedi. Et à l’année prochaine !

Poésie, contes et chansons