Fin mai

« L’avenir n’est pas pour demain. »

C’est déjà bien de me le dire

Les mots vrais me tiennent la main

Au désir des jours à venir

 

La distance aide à taire en vain

L’étrange de nos souvenirs

Quand la justesse d’un matin

Le cède au jeu vague du pire

 

Pour l’heure ne crois qu’au jasmin

Au rendez-vous  l’envie d’en rire

Une bougie, de l’or divin

Le temps résiste et respire

A ti

Une épaule lointaine

Des cheveux blancs

Plus que temps que tu apprennes

À faire sans

 

Oraison incertaine

Seul l’important

Quand ils vont et ils viennent

Reste au présent

 

As-tu vent de ma peine ?

Au ciel mourant

J’ai deviné la tienne

Jamais ne mens.

La délicatesse

La délicatesse

C’est du temps qui en a sué

C’est ton cœur ravisé

Un peu de tes fesses

 

La délicatesse

C’est du rire à ta plaie

C’est mon sein délaissé

Tendu de promesses

 

La délicatesse

Toujours pas tes fesses

 

Un impair, y laisse

Quand délicatement

Les jeux m’inspirent au vent

Des Dieux de l’ivresse.