Un sourire à l’orée d’un rêve
J’ai perdu la clé de ton éclat
Je voudrais éclater de rire
Jusqu’à toi
Un aveu du bout de vos lèvres
Le pouvoir d’inventer une vie volée
Je voudrais voir un avenir
Jusqu’à toi
Un prénom presque prononcé
Et la peur de te retrouver
L’impression d’être arrivée
Un prénom presque prononcé
Et la joie de te retrouver
Toi et moi dans un baiser.
L’encre versus les balles
Et les versets bafoués
À dessein un faux féal
Faisait le sang déverser.
Un Homme et son idéal
Marchent le coeur éprouvé
De projets déjoués à mal,
Réellement reliés.
Mystère de ton corps
Qui fait de moi un cri
Le premier, on dirait
Je veux le dire encore
Tristesse de mon âme
Mon coeur est fatigué
Pas l’premier, on dirait
Il arrive, madame.
Chaos des quelques roses
Menées au front du soupir
En désespoir de cause
Voilà les faits, sans mentir
Violence. Et lèvres closes.
Tu m’aimes ?’ Faisons l’avenir…
Nadie me hace falta
Y faltaría más
Que un ser de disfraz
Compartiera mi manta
No hago falta a nadie
Y en la nada me voy
Despedirme de hoy
Como amor imborrable.
La quintessence au-delà
De ma langue. Résonnent en moi
Quelques souvenirs
De mon coeur, à l’impatience
Quelques larmes sans savoir
L’Espagne aussi.
Fragile et sans façon
Le coeur à l’hameçon
Le flair comme rempart
Fierté dans le regard
Sortir la nuit seule
Des rimes à la gueule
La paix retrouvée
D’un mot distingué.
Dans un taxi fado
J’donn’ pas cher de ta peau
De retours en départs
Déchirée d’au revoir
La mélodie aidant
Et le coeur au balan
Tu les aimes ici
C’est là-bas que tu vis
Au rythme de tes mots
Ils sont là, à défaut
Invités à toute heure
Dans un précieux ailleurs.
Témoignage discret
Droit sur les pas d’Orphée
Le soleil s’est levé
Depuis. Du Brésil né
Saudade dans le noir
Des oubliés d’un soir
Je me souviens, trop tard
Ta peau, et ton histoire
La vie des lève-tôt
Exilés argentés
Roulement dans mon dos
D’une main fatiguée.

J’ai le teint basané
Hasard d’un nouveau-né
Un bazar sous le nez
Si fin du familier
Du soleil enfanté
Du Sud je suis signé
Balafré, bel été
Bonsoir dans vos soirées
J’ai laissé mon passé
Et confié mon enfant
J’ai le coeur arraché
Par les flots du printemps
Le soleil m’a banni
J’en ai perdu le Nord
Je meurs à peine ici
Et renais de ma mort.
La nostalgie mon frère
L’absolu d’un amour
Révolu pour toujours,
Un passé qui éclaire
Clarté dans le regard
Des assis à la lampe
Loin des feux de la rampe,
Clairvoyance d’un soir
Je coucherai des mots
À la rime incertaine
Qu’à son tour nous surprenne
L’aube d’un jour nouveau.
Poésie, contes et chansons