La caresse et le serpent est un conte inspiré par une phrase de Michel-Ange « Les caresses enlèvent aux serpents leur morsure. » et écrit en heptasyllabes.
Le mal s’apprivoise. Les enfants ne s’y trompent pas. Retour sur un conte, comme une urgence.
Porque en la calle
Suena la voz
Como el hambre
Une a dos.
Parce que dans la rue
La voix résonne
Comme la faim
Rapproche deux personnes.
Grâce à tous ces déserteurs
De respirations à deux,
Au sentiment amoureux
Reste à graver quelques leurres
Longue vie à vous les cœurs !
Au doux piège pris heureux
Que la chair chérisse ceux
Qui rechignent à la peur
Car sans vous quelle lenteur
Il passe et nous tord un peu
Rêvé de travers en feu
Salivé des jours en fleurs
Ainsi vont bonimenteurs
Aux promesses de cieux
Les premiers perdants du jeu
Au tremblement du bonheur
Plus j’avance, et moins de pleurs
L’inquiétude au bord, pas mieux.
Jongler sur l’irremplaçable
Vivre, ramper
Au jardin ton semblable.
Pas de chambre à moi
Vivre sans écrire
Au chemin de mire
Au ventre un émoi