Être à contre-courant
Juste pour te revoir
Lâcher ta main au vent
La jauger de mémoire
Être à contre-courant
Parfois fuir notre histoire
À peine un manquement
Fignoler le hasard
Être à contre-courant
Toi et moi chaque soir
Un émerveillement
L’échanger d’un départ
Être à contre-courant
Ce courant nous unit
Refuser un enfant
Notre amour à la vie
Être à contre-courant
Peut-être là pour lui
Tous les deux bien présents
Et pour elles aussi
Être à contre-courant
Contre toi, je languis.
Mascarade
Pas les armes
Je vacille
Merveilleuses pupilles.
Le vivre
Parfaitement
Déborder de bonheur
L’empreinte d’une fleur.
Seule au soleil
Et le silence
En soi
Des sons sensés.
Sous la pluie
Des mots vrais
Le précieux
Sans vous je n’irai.
Sur le fil
Non reconnu
L’essentiel
Être absolu.
Tourne la tête et je fonds
Com’si le désir enfin
Après des siècles à tâtons
Trouvait un jour son dessein
Tourne la tête et je fonds
Quai espéré puis soudain
Un abysse pour horizon
Dans son regard me soutient
Tourne la tête et je fonds
Coure la vie dans sa main
Une averse qui en dit long
Pleure le temps presqu’atteint
Tourne la tête et je fonds
Quand son sexe me retient
Qu’il prononce mon prénom
L’étrange réduit à rien.
Au paradis du peut-être
Le jasmin s’en donne à coeur joie
Jardin délaissé. Deux êtres
Peinent, et leurs sens en émoi
Des ratés à ma fenêtre
Aux coeurs qui fuient en toi et moi
Sombre jeu à chaque lettre
Et des ratures sous mon toit
Les ratés sonnent en désirés
Les demains soirs demandent à boire
Les fleurs de jasmin exhalaient
Un tapis. Seulement pour voir

Le jour rend l’âme
La nuit dispose
De coeur en dames
Perle la rose.
Poésie, contes et chansons