Mes Mardis du Monde

Peur, désarroi, larme ou stupeur

Répondre.

Être là.

Juste avant, juste après

Les pleurs

 

Et rimer, seule, pour la beauté

Ou pour un quelque félibre

J’ai compris de l’équilibre

Et appris sur quel pied danser

 

Que le beau charrie la douleur

Que la douleur devienne un chant

Pour un mot, cent.

 

Au paradis du peut-être

Au paradis du peut-être

Le jasmin s’en donne à coeur joie

Jardin délaissé. Deux êtres

Peinent, et leurs sens en émoi

 

Des ratés à ma fenêtre

Aux coeurs qui fuient en toi et moi

Sombre jeu à chaque lettre

Et des ratures sous mon toit

 

Les ratés sonnent en désirés

Les demains soirs demandent à boire

Les fleurs de jasmin exhalaient

Un tapis. Seulement pour voir

Après-demain

Si fort était leur amour

Des années, de ses miettes

Empire de tous les jours

Construisent dans leur tête

 

Qui était le souverain ?

Ces deux-là l’ont désiré

L’amour se vit au matin

L’amour devint un baiser

 

« Tu ne perds rien » dit-elle

Je saurai t’aimer

Et toi ?

Tu m’aimeras.

Poésie, contes et chansons