L’été en révérence
Seul
Soubresaut de l’enfance.
L’été en révérence
Seul
Soubresaut de l’enfance.
Un immense malentendu
J’aime à m’y perdre
Aux peut-être je ne crois plus
Je t’aime à mordre
On s’est tellement attendus
J’aime à l’automne
Aux pourquoi on n’a jamais su
Je t’aime en somme
Une étreinte à corps perdu
J’aime à ravir
Au silence. J’ai répondu
Un amour ici-bas
Toutes les ratures
Le bel amant est là
En pleine figure
Dans le geste, l’aura
Le calme à l’allure
Sagesse pas à pas
La simple mesure
L’art enfin se déploie
Sublime masure
Je n’en reviendrai pas
Dernière blessure.
Le sage ne gouverne pas
Le grand amour meurt au combat
Le chat ressuscité espère
À la rambarde de nos pères
Un blasphème d’ores et déjà
Dans les bas-fonds d’un coeur qui bat
Où l’Océan n’a plus de mère
Où le bleu tendre tire au vert
Le genre blessé va, se noie
Les belles volent en éclats
L’eau d’un visage tombe à terre
Ou sur mon ventre, à l’indiffère
Gérer ta peau, jouir à l’orage
Et savamment on le sera
Bonté d’une parole entière
Ô sobres dires d’avant-hier
Le jeu en plein soleil, en nage
Arrêter le temps. Patatras
Les boules volent en poussière
À passer la main. Un éclair
Basilic à mes mains
Nulle course
Embrasser le divin
Bien attendu pour un
Sème en touche
Horreur du lendemain
Ton baiser sur mon sein
Qui me hante
Et voilà mon chagrin
Le bonheur, un ancien
Se lamentent
Et je bois son parfum.
Un soir à Juan-les-Pins
Comme un sursis
Contre fête à la pluie
Qui revient…
Un « tiens »
Comme un abri
Quand tes amants ont fui
Enfin.
Nous rions de tout
Et tout passe
Túpac Amaru
Saint de glace
La tristesse échoue
Oh coriace
S’accélère le pouls.
Certains au garde-à-vous
Nous menacent
J’ai les yeux assez doux
Face à face
Nous rions de tout
Et tout passe.
Un jour le jasmin s’est tu
Chéri, on a trop donné
Au peut-être, m’entends-tu ?
Son âme en feuilles jonchées.
Fiers à perte d’ivresse
Les mots chers ont parlé
Pour que jamais ne cesse
Le pouvoir d’inventer
Les mots à la vitesse
Fiers chers et palabrés
Des paroles en détresse
L’invention juste née
Et toujours ce ciel
Déjà mort apprêté
Mes mots en sommeil
Perdure cet été.