L’oeuf et la main

À l’aube de la nuit des temps

Je parle donc du premier jour

À la clarté du firmament

Naquit un oeuf, sans rien autour

 

Mais Madame la Gravité

La cousine de Patatras

De Badaboum la soeur aînée

Rôdait déjà, sombre menace

 

Chacun le sait, l’oeuf est fragile

Au sol il ne peut pas rester

Sûre qu’ici quelque malhabile

L’a un jour expérimenté

 

L’oeuf ne pouvait envisager

Tout seul arpenter le chemin

Il avait besoin d’une alliée

Au deuxième jour naquit la main…

L’oeuf et la main (une allégorie du temps pour les enfants),
 Les contes de Loli, la gitane aux petits objets

Je prends

Répit. Au jeu. Dis-moi d’avant

Retour au temps des cavaliers

Le roi la reine et le valet

Si par mégarde on le suspend

 

Honneur pourfendu à semblant

Des jours pluvieux je te dirai

Les familles réinventées

Bonheur éprouvé sur-le-champ

 

Je prends.

Trilogie-hommage à l’amour

L’instant du baladin, Balades licencieuses, Un homme sur le balan

L’instant du baladin est l’histoire d’une rencontre, elle et lui, d’une quête, d’un tour du monde et d’un amour infini.

Puis l’homme prend corps et la gitane se dévêt. Danse endiablée. La femme se balade alors et sans réserve se confie. À l’écoute de ses plus secrètes pensées ou témoin du récit de ses aventures nocturnes, le spectateur assiste à l’avènement d’une femme libre dans Balades licencieuses.

Triomphe de l’amour ? Le couple est enfin uni dans la troisième partie. À quel prix ? Un homme sur le balan, ou un dédale du temps qui à deux se ressent.

Complainte de fin d’été

T’y es pas. Fais semblant

Souviens-toi des rires

Saoule-toi pour dire

La nuit telle un aimant

 

Aux bruits seuls et au temps

Souviens-toi des rires

Saoule-toi pour dire

À l’obscurimmanent

 

J’y allais autrement

Souviens-toi des rires

Saoule-toi pour dire

J’ai le coeur en dedans.

Le swing de l’été

Plongée quelques temps

Dans un restaurant

Résidence pour ceux

Qui sont devenus vieux

Le liteau su’l’bras

J’crois bien que j’aim’ça

Ya pas à tortiller 

J’apprends un vrai métier

On fait pas semblant

Tout d’suite et maint’nant

Leur parole, la vie

Dignité, poésie.